|
|
|
|
|

Par Audrey Weber, Rédactrice du site L'ère du Verseau.com
L’onirologie: Science, exploration, analyse et éventuellement maîtrise des rêves.
D’où vient L’onirologie ?
Dans l’antiquité, l'école de Pythagore enseigne que la communication avec le ciel a lieu seulement pendant le sommeil, une doctrine qu'on retrouve chez les écrivains juifs et arabes du moyen-âge. Il est même question du songe prophétique dans la Bible avec le rêve du Pharaon interprété par Joseph. En revanche, Platon et Aristote considèrent le rêve comme une illusion qui reflète les malaises du quotidien. Hippocrate, lui, pense que certains songes peuvent éclairer sur une maladie (rêver d’une mer agitée signifierait que l’on souffre du ventre etc.). Enfin, il y a l’apport de la psychanalyse. Pour Freud, l'homme est en partie soumis à son inconscient, et les rêves sont l’exutoire des désirs refoulés.
A quoi servent les rêves ?
La nuit notre intuition est à son maximum, parce que notre esprit logique ne fonctionne plus. Ainsi, des détails désordonnés dans la journée passés au filtre de notre intuition prennent parfois un sens. D’où par exemple le rêve prémonitoire. Le rêve est la récréation de notre mental, un mental qui se laisser donc aller à imaginer librement des choses, libéré des obligations sociales ou des interdits. Même les cauchemars sont utiles, ils nous permettent de digérer nos angoisses. Rêver est indispensable à l’équilibre mental, autant que boire, manger ou respirer le sont pour l’organisme.
Les différents types de rêves.
- Le rêve lucide : c’est celui que l’ont fait dans un « demi-sommeil », celui où l’ont est conscient de rêver.
- Les rêves particuliers : celui « d’actualité », rêver qu’on passe un examen alors qu’effectivement on va passer un examen ; le « concomitant » coïncide à l’environnement au moment du rêve; les récurrents qui se répètent ; et enfin le « créatif » duquel on tire une idée.
- Le rêve sexuel : 8% des rêves ont un tel contenu, ils sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes.
- Rêve prémonitoire : ils annoncent un événement futur qui se réalisera effectivement, ils n’ont pas forcément de lien avec la vie du rêveur.
- Le cauchemar est un rêve à forte charge anxieuse.
Le rêve survient pendant le stade du sommeil dit « paradoxal ». Contrairement aux autres phases, l’activité du cerveau et des yeux y est très importante, la respiration irrégulière, le cœur accélère ou ralenti, les organes génitaux sont plus sensibles. C’est la période la plus propice aux rêves même si l’on peu aussi rêver en phase de sommeil léger. Elle se répète toutes les 90 minutes, et sa durée s’allonge au cours de la nuit. Elle correspond à peu près à un quart de notre temps total de sommeil. Mais pendant cette phase, les zones de la mémoire sont aussi désactivées, c’est pourquoi il est si difficile de se souvenir ses rêves.
Comment interpréter ses rêves ?
Déjà, il faut s’en souvenir. Le plus simple est d’avoir un carnet à portée de main sur sa table de nuit et de tout y noter dès qu’on se réveille. Le rêve est le niveau de conscience le plus près du réveil naturel, ce qui facilite ce travail. Pour en tirer parti, il faut ensuite trouver sa signification. Pour débuter, il faut se munir d'un dictionnaire des symboles, ou d’un livre d’interprétation des rêves. On peut ensuite se servir de la technique des associations libres (découverte par Freud) : se concentrer sur un moment critique du rêve, puis observer la première pensée qui vient à l'esprit sans l'influencer. On n’y arrive pas du premier coup, mais en s'aidant de livres de symboles, on apprend à se laisser guider. Si vous le faîtes régulièrement, l'interprétation peut devenir automatique et même se faire " en direct " pendant que vous dormez. Il est important aussi de faire le lien avec les événements marquants qui occupent nos pensées, car souvent les rêves sont des réponses directes à nos problèmes. L'interprétation des rêves prend vraiment son sens quand on se base sur des séries complètes de songes, et qu'on fait le lien entre eux.
En savoir plus…
Dictionnaire des symboles, d’Alain Gheerbrant et Jean Chevallier (édition Robert Laffont).
Sur le rêve, de Sigmund Freud (édition Gallimard).
Vous pouvez également consulter le site suivant: